Presque indicible

Pédaler dans le beurre. Face à un mur de soleil. Je m’enrage pour des choses sans importances. C’est trop de luxe pour un seul homme. C’est ça quand la survivance se retrouve dans la boîte de l’insouciance. Est-ce que ce nuage gris qui me porte m’enrobe ou se dérobe?

La peur de trop m’étendre m’oblige à mettre un point final.

Erreurs

Je suis à boutte! Hier, j’ai été fâché comme rarement. Ça l’air que la machine gagne haut la main sur l’Homme. Misère…

J’ai depuis quelque temps des problèmes avec mon graveur de CD et j’en ai besoin pour le travail. Mon programme principal me donne des erreurs et vlan! des CD vierges à la poubelle. J’essaye de graver avec ITune et ça fonctionne parfois. Je réessaye avec mon programme, cette fois-là avec un CD réinscriptible et ça fonctionne. Je ne comprends pas trop où est le problème et j’ai même pensé que c’était les CD eux-mêmes, mais je ne crois pas, après m’être fait rembourser une tour et avoir réessayé avec les nouveaux CD : même rengaine…

Et là hier je me décide à vérifier si le problème n’est pas l’ordi, alors je vérifie avec mon programme de réparation, qui vient avec l’OS : Utilitaire de disque, et tout semble correct. J’avais pris le plan AppleCare quand j’ai acheté mon ordi, et il venait avec le programme Tech Tool, alors j’ai fait les vérifications avec ce programme. Le programme me donne quelques erreurs qu’il dit minimes et j’appuie sur la commande pour réparer. Il fait les réparations, je redémarre, et ça plante à répétition. Je répète le procédé avec Utilitaire de disque et je vois bien qu’il y a un gros problème : il arrête et me donne un message d’erreur avant de pouvoir même vérifier. Je repasse mon disque dans Tech Tool et il me dit que tout est parfait : menteur, je ne peux pas ouvrir mon ordi!

Je reviens de le porter chez le réparateur… Et là je vous écris du portable à Douce. Je me sens comme si je chaussais les souliers de quelqu’un d’autre.

(Photo : Cati Kaoe)

Des nouvelles du front…

Je vous écris avec la sueur au ventre et des pansements au cerveau, après une fin de semaine d’écriture ardue, de discjockeying assez prenante en énergie (pour cause de volatilité de la clientèle, due à la chaleur, aux terrasses et au jazz : moins il y a de monde, plus c’est difficile pour moi, l’hôte musical…), un samedi de couraillage vers une des nombreuses villes qui se terminent par « sur-le-Richelieu » et de bonheur simple dans la maison d’un joyeux luron nouvellement papa où j’ai expérimenté le sport de la tenue-du-bébé-dormant-dans-ses-bras, disserté à la rigolade avec de vraies gens tout droit sortis de la virtualité (pour viser le plus large possible…), revenu sur l’île pour continuer encore cinq heures dans la pénombre joyeusement sans fumée, après un long détour vers un autre riche lieu afin d’y emmener Douce et demi (mais je ne devrais pas écrire « demi », car c’est déjà tout un être : je trouvais seulement l’image belle, comme celle de « mini-nous »). Il me semble en plus que j’ai mal dormi sans ailes…

Comme à plat-ventre, j’ai quand même réussi à ne pas que déféquer sur ma supposée patrie pour ce jour de fête officiel (ou officieux?) qui a commencé depuis un peu plus de deux heure. D’autres sont mieux que moi dans cet art, faites-y un tour aussi, il y en a pour tous les goûts et les dégoûts!

Et cette image qui coiffe ce billet, je me la suis piqué parce que je voulais en profiter pour dévoiler son titre et l’étendre comme une banderole ici : Canada : mort ou vif? Au-delà du rapport avec mon autre billet, je trouve le lien de la feuille-d’érable-rouge-parce-qu’elle-est-morte assez jouissif. À chacun ses (ré)jouissances, comme on ne dit pas assez, même jamais!

Pour paraphraser : bonne journée des déménagements! Surtout si vous ne déménagez pas et que vous faites n’importe quoi d’autre que de fêter la joie d’être colonisé. Quand même.

Un Petit Poucet

Je chiale bien sur l’externe, l’univers — même qu’une femme enceinte c’est pas non plus toujours facile… — mais au moins, l’interne va bien : Le Petit Poucet dans l’antre de Douce est bien vivant, nous l’avons entendu.

Le médecin le chassait avec son machin techno pour nous le faire entendre et à chaque fois qu’il réussissait à s’en approcher assez, on entendait un gros poc! qui voulait presque dire : laissez-moi tranquille! Il nous a expliqué que le système nerveux du bébé est assez évolué pour qu’il ressente la présence de cet intrus de métal.

Il bougeait donc beaucoup, pour un être qui comptabilise seulement 15 semaines de vie. Toute cette vie souterraine, puisque sa mère est ma contrée, son terreau, m’a beaucoup ému. Je me suis rendu compte qu’au-delà de la biologie il y a quelque chose de plus flou, un questionnement : une étincelle qui se réclame déjà de liberté.

(Photo : Remolino)

Un Renart exemplaire

Suite aux réactions de ma morosité nationaliste, je crois que je vais me forcer pour être plus positif. Je vais essayer de me remémorer le plus possible le billet compilation de Patrick Lagacé qui accumulait les mots d’amour envers le Québec. Je vais m’exciter d’avance en répétant à tue-tête, vive la consommation!, pour décorer à Noël, à l’Halloween, enfin à toutes les fêtes, sans oublier bien sûr de me déguiser aussi à la St-Jean-Baptiste, en travaillant beaucoup plus pour payer tout ça et m’acheter une plus grande maison afin de tout entreposer.

En plus, je vais être fier de notre fermeture sur le monde, de faire partie d’« une société médiatiquement distincte » parce que toutes les raisons sont bonnes de fêter notre différence, même s’il s’agit de notre stupidité. Surtout, je vais faire confiance aux vieux de la vieille et leurs méthodes éprouvées pour me donner un beau pays tout neuf, enfin, en appelant obligatoirement ça faire du neuf avec du vieux… Pour conclure sur une belle note, je vais me mettre en mode veille, écrire sur le temps qui passe et je vais tenter, après de longues souffrances masochistes que je transformerai finalement en élévation spirituelle, de me bercer, la larme à l’oeil, sur du Kaïn.

Happy Canada Day!

(Photo : knitchick2/smallbi rd)

Les moto-talitaires

Même dans les moments les plus difficiles, comme en cette journée de l’insuffisante fierté où j’ai été étourdi de fatigue, j’aime bien jongler avec deux balles idéologiques, soit celles de l’anarchisme et de l’autoritarisme. Mais pour bien jongler, il faut au moins trois balles, et la dernière je l’ai cueillie par l’ouïe et la colère : j’ai choisi la pétaradante balle des grosses motos cylindrées qui saturent l’air de leurs vibrations balourdes et claquantes. Désolé pour le trop-plein de qualificatifs, mais ce n’est que du calque : le trop-plein de liberté de ces motards vient empiéter sur mon désir de tranquillité et je voulais le partager de cette manière.

Voilà bien un exemple où un monde « sans foi ni loi, sans dieu ni maîtres » me semblerait assez difficile à vivre. Il y a des réglementations, des amendes pour les contrevenants, et pourtant il y a toujours moyen de se procurer les moyens de hyper péter à l’intention des citoyens qui en seront quittes pour hyper pester…

Dans un monde sans police, est-ce qu’il faudrait que mon petit moi-même parte à la chasse de chaque motard qui s’aventure tout près de chez moi pour lui expliquer le sens du civisme? Et surtout, avec l’anarchie, est-ce que par magie cette culture du bruit disparaîtrait?

J’ai un bon ami à moi qui a un de ces engins. J’ai bien essayé de lui faire un peu la morale, mais il s’en fout : la sensation de conduire son bolide, de collection, payé à prix fort, l’importance d’entendre le vrai son du moteur vient faire disparaître nos importances. Il prévoit même dans son budget un montant pour les tickets…

Dans ce cas, vivement l’acharnement légal sur les contrevenants, les 48 heures, les inspections, le retrait du permis de moto dans le cas de récidive, et surtout, l’interdiction de vente de ces sacrés faux-silencieux!

(Photo : TonyToxico13)

Le Québec profond

Ce soir, je ferai comme quelqu’un qui n’aime pas vieillir et fêter son anniversaire. Ce soir, je n’écouterai pas de musique québécoise parce qu’il le faut. Ce soir, si j’écoute la télé, je vais sacrer parce que je trouverai ça redondant, tout ce bleu partout, à tous mes zappings aux stations québécoises (et canadienne-française).

Je n’ai pas besoin de tout ça pour faire vibrer la fibre, pour moi elle est multiple et je m’en habille à l’année. De la musique québécoise, j’en écoute quand je l’aime et qu’elle ne se sacrifie pas à la consensuelle stupidité. La télévision, je l’aime beaucoup plus quand elle ne se résume pas seulement à une traduction québécoise.

Je n’ai pas de drapeaux bleus chez moi, encore moins de rouges, parfois j’ai les blues après avoir été rouge de colère, voilà tout!

(Photo : lorenzodom)

Ajout : Je ne pouvais pas m’empêcher d’ajouter ici ce billet de François Parenteau qui colle beaucoup avec ma pensée.

Un ici et des ailleurs

Aujourd’hui, je me fais encore aller du côté de Branchez-vous! encore en remplacement de Pascal Henrard qui est parti se la couler douce, le chanceux! Un billet sur le sujet des crimes haineux au Canada, inspiré d’un récent billet du copain Antipollution.

J’ai décidé d’ajouter à droite les hyperliens vers là-bas, si vous désirez me suivre à la trace… J’ajoute aussi une section avec le fil RSS de l’apparition des chapitres de mon roman (le premier chapitre devrait y figurer sous peu - ajout : c’est fait!). Tous les commentaires, critiques, idées, corrections seront les bienvenus, mis à part les tentatives de dénaturation : je raconte le plus simplement possible une histoire, en l’assaisonnant à ma manière, loin de moi l’idée d’essayer de composer un long poème de 250 pages… Ça sera peut-être pour un autre projet! Quoique, si je m’embarque dans un projet de longue haleine, ça risque plus d’aller du côté de l’essai.

Je ne l’écris pas assez souvent, merci de me lire et de participer! Tout le monde sans exception me fait avancer. Ce qui m’attire comme ce qui me repousse m’aide à trouver ma place.

Changement chez les Couillard

Eh! oui, la cerise sur le sundae : après la drôle de sortie de Philippe Couillard pour le privé (enfin, c’est supposément pas officiel, mon oeil!), on apprend que Julie Couillard sortira son autobiographie en automne, gracieuseté de Quebecor, c’est ce qu’on appelle se faire des couilles en or…

Il va sûrement y avoir plein plein plein de photos de Julie, je prédis que ça va se vendre comme des petits pains chauds! Si je me trompe, vous reviendrez me narguer…

Des suggestions de titre :

Des couilles et des hommes

L’art d’avoir des couilles au féminin (ah! non, trop long! et trop con!)

La butineuse

Sillon maudit

Bon, passons aux choses sérieuses, soit Philippe Couillard. Quand on sait « qu’il obtiendra immédiatement un nouvel emploi dans une organisation internationale ou dans le secteur privé », quand on regarde en arrière avec son ouverture d’esprit au privé en santé, et l’évolution positive de ce dossier pendant son règne, il est tellement facile de faire le lien et de biffer « dans une organisation internationale ou »…

(Photo : jeeked)

Ce qui suit ne concerne pas vraiment Jean Charest…

Cette déformation de Jean Charest, que j’ai exécutée en environ une minute, représente bien pour moi une certaine facilité que l’on retrouve un peu partout, particulièrement dans la blogosphère.

C’est facile enlaidir n’importe quoi. Quand j’ai vu cette photo sur le blogue de Sir Sébastien, tout de suite j’ai augmenté en pensée le double menton à la Jabba le Hutt

Pour vous mettre en contexte, à la base, je crois que j’aurais toutes les raisons d’être un gars très à droite, anti-BS, adéquiste primaire, etc., car je l’ai eu assez dure dans la vie : je viens d’un milieu très très modeste, ma vie familiale était loin d’être harmonieuse; après que je sois parti de la maison, j’ai déjà été contraint de jouer du tam-tam dans la rue pour manger, à un moment j’ai dû chercher de la bouffe chez Sun-Youth, j’ai fait des boulots plus poches les uns que les autres. Est-ce que vous me suivez?

Je n’ai pourtant jamais eu recours à l’assistance sociale, je m’en suis sorti sans aide de personne, ni même mes parents, et aujourd’hui je me trouve très bien, dans un sens j’ai réussi où d’autres échouent, encore et encore. J’aurais donc toutes les raisons du monde de me foutre de la gueule de ceux qui s’acclimatent dans la dèche parce qu’ils n’ont pas les moyens de faire mieux, en me basant sur ma propre expérience. Je pourrais tellement me péter les bretelles! Non, non et non! Pourtant, beaucoup de monde pense comme ça…

Imaginez ceux qui l’ont eue facile…

Aussi, de la même manière, dans la blogosphère, il est tellement plus facile de s’asseoir sur du négatif par rapport à ce que les autres nous donnent. Parlez-en à Noisette chez qui un commentateur a profité d’une de ses propres confidences sur son poids pour revirer ça d’une manière ambigüe en insulte. Parlez-moi plutôt de La Fêlée qui prône une blogosphère toute en respect, là où le positif n’est pas non plus synonyme de consensus mou.

Les autres qui se chaussent de piédestaux? Restez dans le flou de vos nuages!

Un nouveau départ

Voilà, c’est fait. Je redémarre tranquillement mon projet de roman. Pour commencer, je viens de constituer une nouvelle niche. J’ai changé le titre aussi : Auréole instantanée pour Le roman de Renard.

Après un commentaire très constructif de Sophie-Anne, voilà assez longtemps, qui me proposait de changer mes temps de verbe pour le présent au lieu du passé, j’ai enfin décidé de m’y mettre, et d’en profiter pour le retravailler, tant qu’à y être.

Je suis tout à fait conscient que le média blogue ne fait pas bon ménage avec le roman, pour la raison évidente de la longueur du texte, même séparé en chapitres, mais bon, s’il y a des curieux, c’est là!

(Photo : rémi avec un i)

La science et les animaux au service de la liberté sexuelle et morale

J’ai trouvé quelque chose d’intéressant dernièrement sur le HOU-HOU BLOG. Et je vous en fais ici une libre traduction, puisque ce blogueur semble croire que les internautes francophones sont tous, sans exception, à l’aise avec l’anglais…

Les résultats de divers tests réalisés avec la technologie d’imagerie du cerveau indiquent clairement que l’orientation sexuelle est une caractéristique biologiquement déterminée.

Les tests révèlent que chez les homosexuels, les structures principales qui régissent l’émotion, l’humeur, l’anxiété et l’agressivité ressemblent beaucoup à celles des personnes du sexe opposé.

Les résultats prouvent que les facteurs biologiques aident à déterminer l’orientation sexuelle et qu’ils laissent une signature neuroanatomique.

Pour les sources, elles sont chez lui.

Non, mais, vraiment, vive la science! Un autre point de gagné contre la stupidité religieuse qui rend l’homosexualité amorale… Il n’y a pas de libre arbitre qui tienne dans le comportement sexuel de ces gens, ils ne font que vivre selon leur biologie. La même chose pour les humains hétérosexuels qui, parfois, trouvent réconfort sensuel et sexuel chez des personnes du même sexe. Sans oublier les gens bisexuels, bien sûr! C’est un besoin biologique, émotionnel, il faut le combler. Au diable la morale!

Et même les animaux ne sont pas en reste. J’ai deux spécimens de chat mâles chez moi qui font l’amour (ou plutôt miment faire l’amour) de temps en temps. Étant donné qu’ils sont castrés depuis longtemps, il serait très difficile de présumer sur le pourquoi, mais qu’est-ce que ça change : ce sont des gays-chats, voilà!

Humains et animaux, même combat!

Ça me fait penser, assez en diagonal, à une histoire relatée par l’ami Le Détracteur Constructif, au sujet d’un lionceau apprivoisé et qu’on retourne dans la nature. Allez lire ça, pleurez comme je l’ai fait, et revenez ici après avoir bien remercié le blogueur pour sa recherche et sa bonté.

C’est fait? (Sinon vous manquez vraiment quelque chose!) Après ça, qui peut bien croire en la suprématie de l’humanité pour cause d’histoires tordues comme l’Âme, dans une optique religieusement doctrinale, qui relaye les animaux à de simples mécanismes biologiques sans plus d’importance que l’utilité qu’on leur fait porter…

Si nous avons une âme, ils en ont une. Mais je crois qu’ils n’en ont pas, tout comme nous. S’il reste quelque chose de nous après notre mort, cela serait sûrement de l’énergie liée, à force d’avoir été si longtemps dans un même espace. Alors, je ne vois pas pourquoi ça serait différent avec les animaux, quoi que soit la vérité.

(Photo : gruntzookie)

Son téléphone dans le bac à compost

Je ne sais pas si je l’ai déjà écrit quelque part, mais je pense depuis longtemps qu’il serait temps pour les fabricants de produits technologiques d’arrêter d’utiliser le plastique, qui se dégrade trop lentement, pour utiliser de nouveaux produits écologiques, comme le plastique fait à partir de maïs. Voilà c’est fait, Samsung lance deux téléphones mobiles faits à partir de ce plastique. Outre cela, la liste des progrès dans le choix des matériaux « verts » est impressionnante.

Impressionnant, le prix doit l’être aussi… ce qui fera encore en sorte, comme tout le reste, de réserver les comportements de consommations responsables à ceux qui ont la bourse remplie en conséquence. C’est bien dommage, au nombre de produits désuets qui sont jetés toutes les secondes, tout le monde devrait pouvoir jeter, au moins, une bonne partie de son vieux cellulaire dans le bac à compost…

Pourquoi pas des télés alors? Tant qu’à y être! Et encore plus facile, le foutu emballage des aliments, s’il y a quelque chose qui ne sert pas longtemps, c’est bien ça! Pour quand une loi interdisant les emballages non recyclables ou non biodégradables? Étant donné que j’ai peur de me faire taper sur les doigts, j’ai vérifié, rapidement, mais j’ai vérifié, c’est le désert légal… Rien. Même si c’est une absurdité. Et le pire c’est que ça va venir, mais dans une lenteur frigorifiée par la crainte économique.

Ils ont peur pour leurs petites poches, les pauvres! Ceci pensé et écrit avec toute l’ironie qu’il faut! J’ai le goût de sacrer, mais ça ne finirait pas bien mon billet, ce n’est pas mon style… même si j’ai bien le style qui me tente au moment où ça me tente… Ta…

Pour de gros jouets à batteries

Enfin, la voiture électrique était un rêve qui devient de plus en plus réalité au Québec. N’en déplaise aux zélateurs anti-étatistes, le gouvernement devrait se diriger vers des investissements pour soutenir cette industrie naissante et les infrastructures qui vont avec.

Pour mousser un système de transport de plus en plus écologique, et contrer la timidité des grands constructeurs automobiles — les avancées technologiques de l’électrique étant dans les mains des petites compagnies, comme celles qui fabriquent (et en plus au Québec!) la Zenn et le camion Némo —, qui d’autre que l’État (le gros NOUS) peut se mouiller?

C’est que les lourdauds de l’automobile sont à la traîne même si la population mange du vert à la pelletée! Étant des alliés naturels de l’industrie pétrochimique, il est à gager que la flambée des prix de l’or noir (et c’est de plus en plus le cas de le dire…) refroidira peu à peu le statu quo du moteur à explosion…

Comme l’explique bien Manx dans son analyse de quatre voitures électriques, le défi futur concerne deux points, soit les batteries et le poids des voitures. Pour les batteries, c’est évident que le problème premier est l’incidence écologique, due aux matériaux utilisés pour les fabriquer. Et leur propre poids, et celui du véhicule en tant que tel, qui demande beaucoup d’énergie.

Les consommateurs veulent des voitures économiques et propres, avec quand même un peu de performance : plus il y aura de joueurs, moins ça sera difficile à combler.

(Photo : pinhole)

Réminiscence et prescience

Cette photo, je l’ajoute à la demande de Mandoline, qui dans un billet avait ajoutée une vidéo d’un petit garçon mimant jouer de la guitare sur une chanson de System Of A Down. C’était mon sport favori quand j’étais petit. Donc c’est moi, baragouinant les paroles d’une chanson d’Elvis Presley, en 1977, l’année de son décès. Ça ne me rajeunit pas.

Mon père était un grand admirateur d’Elvis et je me souviens qu’il l’a pleuré cette année-là. Il nous a aussi quittés un peu plus tard pour aller refaire sa vie ailleurs. Je me souviens avoir pleuré parce que ma mère pleurait. Cette année, nous en avons parlé, et j’ai finalement su pourquoi. Vous allez sans doute ne pas me croire, mais je ne lui en ai jamais voulu : au moins maintenant, je comprends. Je vais souper avec lui ce soir. Je l’aime comme il est, même si je ne comprends pas encore tout.

En ce dimanche de fête des Pères, je termine sur le sujet de ma paternité future. J’ai écrit hier un court texte qui se retrouvera calligraphié — et j’exagère vraiment avec mon écriture en mal de pratique, moi qui écris toujours via un clavier, mais je vais m’appliquer! — dans un calepin acheté à cet effet, que l’on donnera à notre enfant au moment opportun. Ça va comme suit :

Ce n’est pas évident pour un futur papa de saisir l’ampleur des changements qui s’opèrent dans le ventre de la future maman. La petite chose que tu es est encore plus petite pour moi. J’ai bien hâte de te voir sur un écran, je pourrai enfin arrêter de jongler, au moins avec les possibilités que tu sois une ou un.

Ce que je peux voir, c’est que ta maman resplendit à la mesure de son ventre qui grossit, presque à vue d’oeil. Tous les jours, j’embrasse sous le nombril, celui-là qui disparaît aussi parce que tu pousses, et je te parle parfois en espérant plus tard que ma voix te soit amie, à défaut de pouvoir te nourrir de mon sein. La vie est ainsi faite!

Ça me fait tout drôle de te parler ainsi. Je parle à ta partie de moi, à ta partie de ta mère, car c’est plus simple pour l’instant. J’aimerais pouvoir me projeter dans le futur pour te parler de nous, du chemin parcouru, de ce que nous avons compris de nos échanges, des changements qui ont lieu, de celui, de celle que nous sommes, bien différent d’aujourd’hui. Ce dont je suis certain, c’est que tu en seras le symbole, et chaque seconde à vivre sera une occasion de remerciement.

Comment bien démarrer un blogue

L’idée de ce texte m’est venue à la suite d’un commentaire que j’ai reçu hier, sous mon billet précédent. Ce commentaire ressemblait à ceci, dans un français plus simpliste : si tu veux que des écrivains lisent ton texte, corrige-le, il est rempli de fautes de style. Il venait de quelqu’un que je me connaissais pas, une blogueuse au pseudonyme ultra quétaine Pleiada, alors je me suis dirigé vers son blogue pour voir à qui j’avais affaire.

J’ai lu son dernier billet avec un préjugé très défavorable, je l’avoue. Et je me retiens vraiment de ne pas corriger son texte, ses textes, ici, devant vous… Si mon texte est bourré de fautes de styles, et je lis le sien dans cette optique, il en est aussi bourré, pour cause de phrases qui finissent en queue de poisson, d’une utilisation du français que je pourrais qualifier sans gêne de très approximative. Un bel exemple : « Ce que j’adore, c’est que le fait qu’il ait monté cette mise en scène prouve qu’il a réfléchi. » Ich…

Les sujets de ses deux derniers billets concernent le dernier Gala Blogu’Or : le plus récent est au sujet de la présentation de Philippe Schnobb, « journaleux » qu’elle accuse d’« écrire tous les jours sans réfléchir », et le précédent, est un court texte où elle termine en nous traitant, les gagnants, les nommés et les participants, enfin tout le truc, d’être une « mine de ridicules (sic) ».

Gageons qu’elle est atterri chez-moi, l’écume aux lèvres, hé hé! pour trouver une belle méchanceté à écrire… parce que ça tombe que je suis assez visible dans ce Gala, quand même! Il n’y a donc rien du hasard, alors j’ai fait disparaître cette mauvaise introduction chez moi, puisqu’ici, le premier commentaire de quiconque se retrouve automatiquement au ballotage… Par contre, Douce trouve que les gens sont trop d’accord avec moi et que j’aurais dû le laisser passer. Je laisserai donc passer son prochain commentaire s’il y a lieu, en affûtant mes crocs en l’attendant!

Mais bon, le plus drôle là-dedans, c’est que cette blogueuse en est à ses débuts, enfin, avec ce blogue, d’après ce qu’on peut voir, avec ses 7 billets. Est-ce que ce petit coup de semonce de sa part serait une manière de susciter quelque chose, elle qui est absolument vierge de commentaires de son côté? J’aurais le goût de lui donner des trucs, puisque le but premier du blogue est de s’ouvrir au dialogue. Mais en lisant son premier billet, je me suis rendu compte que son projet est de ne pas se censurer, d’écrire tout ce qu’elle pense des autres : « J’aime les petitesses de mes contemporains. »; et d’elle-même : « Je me sens plus grande à (très) peu de frais. » Et elle termine cette introduction en écrivant : « Au diable la gentillesse et la compromission qui va avec. Et au diable les lecteurs. » Je sens qu’elle va maintenant en avoir au moins quelques-uns…

C’est bien dommage qu’elle n’ait pas choisi d’écrire avec un crayon et de garder ça dans un calepin fermé à clé.

Je vous présente : Manilla

Ce qui va suivre n’est tellement pas dans mes habitudes. Premièrement, c’est un texte de fiction, ce que je ne fais pas très souvent (l’actualité dépasse trop souvent la fiction!), et en plus c’est inspiré d’un rêve que j’ai fait voilà environ trois jours. De plus, je dois me souvenir de mes rêves environ trois fois par année, et j’exagère presque. Puis, ça m’a hanté depuis, alors j’ai décidé de l’exorciser en l’écrivant. Habituellement, ça marche.

Je ne peux prévoir comment vous allez le lire, mais ça me parle beaucoup, comme une fable, un proverbe. Je sens qu’il y a un avertissement là-dedans, bien en lien avec le contexte social actuel. J’espère que vous m’aiderez à y voir plus clair, ou peut-être réussirez-vous seulement à me conforter dans mon idée.

Aussi, j’aimerais bien que Édouard Hardcore lise ça, et puis tiens! Nelly Arcand, pour ne nommer que ces deux écrivains-là! Vous comprendrez bien assez vite pourquoi…

Manilla

Cela se passe dans des contrées oniriques où la chaleur a rendu les teints cuivrés de générations en générations. Dans cette civilisation, comme toutes les autres, la prostitution est une pratique qui a lieu, mais dans celle-là elle revêt un caractère de prestige, malgré sa prohibition aux yeux de la majorité.

Une de ces femmes, Manilla, vend son corps avec fierté, voire même de l’orgueil, ce qui lui vaut l’admiration de plus en plus de gens, et de plus en plus importants. Elle fait beaucoup d’argent, ce qu’il lui permet de s’acheter les plus belles robes, dans les plus beaux tissus, et des bijoux aussi, pièges à regards… Surtout, elle est invitée partout où ça compte.

Mais Manilla a un but ultime : elle veut La Cicatrice. Cette cicatrice qui longe le pubis, gravée par un couteau argenté, est la preuve que l’on joue dans les grandes ligues du pouvoir, ce qui augmenterait d’autant le sien. Le problème, c’est qu’il faut se rendre jusqu’au lit d’un homme important en particulier, mais son identité réelle est gardée dans le plus grand secret, et tenter d’investiguer est la meilleure manière de ne jamais l’atteindre.

Alors, elle vogue de vague en vague jusqu’à ce que son opportunité se présente. La procédure pour le rendez-vous est un plan inextricable et surtout long, trop long pour elle qui avait tant espéré ce passage, qui prend progressivement des allures de rituel transmutatoire dans sa conscience. En chapelet elle compte les jours, qui deviennent des heures, et des minutes, et des secondes, jusqu’à ce qu’elle quitte son foyer solitaire vers une hypothétique fortune, une nuit de rêve. Après quelques rencontres et un transport de sa personne dans une grande malle, un homme la libère de sa noirceur, lui ouvre une grande porte richement décorée, et elle entre dans une grande pièce scintillante, pour l’instant vide de son trophée viril.

Plus personne n’entendit parler de Manilla ni ne la vît vivante. Des rumeurs circulent qu’elle fut découpée en morceaux. On en vint même à dire qu’elle avait été tellement bonne que l’homme n’avait pas réussi à s’arrêter seulement à une entaille pubienne.

(Oeuvre graphique : Kiel Bryant)

De l’hyper dans le sexe de nos anges

Comment broder autour de l’hypersexualisation des adolescents et des enfants (bientôt les poupons?) sans tomber dans l’hypervictimisation ou l’hyperculpabilisation? Dans le monde boursoufflé des hyperliens, les réponses sont trop subtiles en vérité…

Je regarde autour de moi et ça ne ressemble pas à ce que j’entends, dans le sens de lire sur les lèvres des gens et de mon écran : c’est facile de monter sur ses grands chevaux même si après une grande respiration on finit par constater que ce n’est pas si pire… Ce qu’on voit dans les clips, dans les magazines, dans les pubs est grandement dilué dans le réel, comme si les deux mondes ne pouvaient se regarder avec franchise. C’est seulement de l’épice même si elle est souvent trop piquante pour plusieurs, dont moi, parfois.

Je me souviens d’une autre époque où une grande vedette d’aujourd’hui m’éveillait de sa jeunesse et réveillait autrement mes soeurs et les filles autour de moi. Madonna, je me souviens, n’avait que le dodu de son corps à offrir au départ, s’enveloppant d’un style désinvolte comme l’époque, en proie au clinquant d’un côté et à la déprime de l’autre, après ces années soixante-dix de sexe, de drogue, de spiritualité et de rock-prog-funk-disco… C’est à l’approche des années quatre-vingt-dix qu’elle a gagné la stature, gravit le piédestal qui a tant inspiré, celui de l’artistique femme d’affaire forte, et fortement sexuée.

Il y a bien là un déclic qui a opéré, mais je ne pourrais pas mettre tous mes oeufs dans le panier de la Madonne. Non, car la recette qui consiste à mélanger le sexe, le pouvoir, l’argent, la religion, en dosant différemment selon l’humeur, est du domaine archétypal, il ne faut pas s’en cacher! Toujours jouer en émoustillant les uns et en ne confrontant pas trop les autres est un jeu qui est de moins en moins dangereux quand on regarde derrière, puisqu’à la base les années qui passent servent de tremplin à la nouveauté de plus en plus nouvelle, à des questionnements qui ne nous effleuraient guère, même l’année dernière. Le futur a souvent peur de la redondance.

Nos artistes de plus en plus internationaux visent large à l’image de la globalité, imprégnée à la société par la répétition des mantras éconocentristes. Ils sont des marques déposées tout comme les autres, et on peut à peine leur en vouloir, car ils ne sont que des miroirs formatant, formatés, fictifs, la preuve de nos soubresauts d’élévation vers une certaine perfection psycho-corporelle, toute vide qu’elle soit.

Pour ne parler que d’elles, points de mire, nos jeunes filles ne sont pas dans notre monde, et je me demande pour qui c’est le plus un jeu. La mère qui joue à la poupée avec sa fille, dans le pire sens de l’expression, a le poids des années comme longueur d’avance. Et le père? Qu’il acquiesce ou qu’il laisse faire, il reste en phase avec son rôle de con-voyeur… Mais la réflexion n’a plus bon goût, comme une gomme collée sous la table.

(Peinture : rodparker)

Renart à poil


J’ai traficoté cette image en m’inspirant d’une animation que j’ai réalisée dans le cadre de deux cours multimédias (le premier, à la fin de 1993, pour le visuel, le deuxième, au début de 1994, pour le son) de mon BAC en Arts Plastiques à l’UQAM (et j’ai été dans la dernière année de ce programme, qui a changé ensuite pour Arts Visuels). C’était le début d’Internet et les ordinateurs étaient lents… alors, mon animation est saccadée, mais j’ai décidé de jouer avec cet inconfort, ce côté déglingué.

Je vous avertis, c’est assez expérimental comme truc, mais je me souviens que ce projet avait bien allumé mon prof, il s’en servait comme exemple les sessions suivantes. Ça m’a même valu un emploi d’assistant, je ne me souviens plus du nom du poste, mais en tout cas, j’aidais les étudiants.

Et pour la qualité du transfert, ça ne me plaît pas beaucoup, les petits points blancs apparaissent grâce au DVD Ripper, si quelqu’un connaît ça… Et ça m’a pris deux jours transférer sur le web, le son ne voulais pas suivre, ni sur YouTube, ni sur Dailymotion, et là ça fini par fonctionner, fouillez-moi pourquoi!!!

Donc, voilà, c’est ça :

Philer mal…

Depuis mardi dernier, il me revient douloureusement et régulièrement en tête des faits relatés dans la première émission de L’Avocat du Diable, que j’ai enregistrée lundi. Voulant être certain, j’ai revisionné partiellement l’émission pour retrouver le segment et, finalement, cela est sorti de la bouche de Stéphane Gendron, l’invité du jour.

Ce dont il a parlé, et brièvement, c’est du phénomène, lié à internet par la force des choses, des « dirty parents » : ces parents qui louent les services de leurs enfants à des pédophiles, parents étant aussi ouverts à la chose, cela va de soi… Je n’approfondirai pas plus longuement le sujet, car le cerveau s’emballe et fait lever le coeur. Mais le cas floridien que j’ai trouvé concerne l’arrestation de quatre hommes, et je ne me gêne pas de le spécifier en grosses lettres, n’en déplaise aux masculinistes extrémistes…

La morale de cette histoire? Je me serais bien passé de connaître ce détail de la folie humaine… mais bon, je ne suis pas égoïste… Désolé, il fallait que ça sorte.

J’essaye de tourner ça à l’humour, mais ça ne fonctionne pas, mais pas du tout! Il me vient en tête la peine de mort, la castration à froid, et plein d’autres belles choses… Est-ce que je les envisage sérieusement? Bien sûr que non. Par contre, la chose la plus bête serait de songer à toucher à internet. Les crinqués qui culpabilisent le web et prônent la censure oublient qu’il est aussi l’outil ultra efficace pour traquer ces cinglés, ces chiens sales.

L’amoralité des uns me blesse tandis que la stupidité des autres insulte mon intelligence!

(Photo : petite chose)

Ajout :

Et là ça me revient, il y a un passage du roman “Le vide” de Patrick Senécal qui va dans le sens de la pratique décrite plus haut…

Panorama instable

Le Parti Libéral du Québec qui sort de la douche après s’être fait traîner dans la boue remarque l’importance de l’eau, enfin! On remarque aussi la ressemblance de cette position avec celle du Parti Québécois, mais il ne faut pas le dire trop fort… ne frappons pas sur le messager!

Et l’Action Démocratique du Québec — Équipe Mario Dumont qui s’essuie l’entre fessier avec le papier brun de l’achat local, c’est une volte-face à applaudir en choeur!

Et Québec Solidaire qui se positionne contre l’ambiguë loi C-484, finalement, six mois plus tard : petit train va loin… même qu’on pourrait se dire que le wagon de queue s’est décroché et qu’on le pousse à bout de bras!

Et le Parti Vert? Si la marijuana était essentielle, comme l’environnement l’est, le Bloc Pot aurait d’aussi bons résultats dans les sondages… Passons.

En grand néophyte que je suis, ou plutôt serais, je crois quand même que nous sommes en présence d’un drôle de mélange des genres, que je qualifierais de « monde à l’envers », preuve que nous sommes plus proche des prochaines élections que du début du règne minoritaire du PLQ. Je serai même optimiste en écrivant que c’est la grogne citoyenne qui provoque tous ces retournements de chemise (cette image étant une manière pas très subtile de pointer la mouvance des priorités selon un schème assez populiste).

Justement, en parlant de populisme, quelle est la ligne qui sépare le populisme, voire la démagogie, de l’influence citoyenne? Parce qu’il y a vraiment moyen de lire les événements récents au travers de ces deux loupes. J’aurais tendance à croire que le populisme ne se marie jamais au bien commun, et s’il y a bien quelque chose qui représente le mieux le bien commun, c’est bien l’environnement!

Alors, conséquemment, le mini succès dans les sondages du PV, qui surfe comme un monomaniaque sur la vague verte en mode pilote automatique, semble faire beaucoup de vagues auprès des trois partis présents en chambre, ce qui est somme toute utile. Après un début pas mal axé sur l’économique, voilà que ce sont les thèmes plus traditionnellement gauchistes qui prennent le haut du podium. C’est remarquable, même si ça semble encore très poussé par l’électoralisme et la partisanerie… ces plaies!

Mais bon, je ne vais pas trop m’en plaindre…

Laissons venir!

Interrogatoire

Est-ce que j’ai le droit d’écrire pour mon propre plaisir, et pour être lu à la fois?

Est-ce qu’il y a seulement une seule bonne manière d’entrevoir la problématique environnementale?

Est-ce que j’ai vraiment besoin d’avoir un BAC, une maîtrise ou un doctorat en politique pour avoir le droit d’émettre des opinions sur le sujet?

Est-ce qu’il est positif de croire que la révolution internet est parallèle à la constitution d’un cerveau virtuel commun où chaque individu est un de ses angles?

Est-ce que l’idée de la liberté n’est pas seulement un concept qui permet d’improviser à froid et de s’en servir comme défense quand ça tourne mal?

Est-ce qu’être ouvert d’esprit est seulement une manière de ne pas se trouver dans l’extrémisme?

Est-ce que se poser des questions est une perte de temps?

Est-ce que quelqu’un est tout à fait certain de ses réponses?

(Photo : William Kunz)

L’avocat du diable à TQS: moins de souffrances que prévu…

Chose dite, chose due, chose faite, je me suis tapé la première émission de L’avocat du diable à TQS, dans sa nouvelle formule allongée. J’ai moins haï ça que je pensais, il faut que je l’avoue (je pensais abdiquer à la première occasion, mais j’ai tout écouté!). Une chance que Guy Fournier est là… mais il reste qu’il est seulement le faire-valoir de l’imbécile heureux du nom de Richard Desmarais, grand cafouilleur tant au niveau du langage que de la pensée critique. Nous sommes loin du professionnalisme ici, sans blague! À chaque fois qu’il parle, on a l’impression de lire en sous-titre : c’est ça qui est ça!

À cette émission, il y avait un invité de marque, un de ceux que je me plais bien à critiquer ici : Stéphane Gendron. À la question à savoir si internet est responsable de l’augmentation des prédateurs sexuels, il a donné la même réponse que celle que j’aurais donnée, c’est à dire non, et cela m’a bien surpris, et agréablement en plus (beaucoup moins sur autre chose, mais je vais passer pour cette fois… ). Car répondre oui, c’est croire que l’individu est corruptible au point de commettre les pires actes grâce en grande partie à la superficialité et à la représentation, quand au contraire le problème des prédateurs est plus profond. C’est comme si la totalité de la population pouvait hypothétiquement devenir prédateur… Internet est un lieu, un outil, pas le démon incarné!

À cette question, la position positive de l’animateur en vedette (et j’ajoute « en », pour ne pas dire seulement « vedette », car il en est loin), et de la majorité des participants par téléphone et internet, me fait penser à l’ancienne position complètement stupide sur la musique heavy métal qui soi-disant rendait les jeunes plus violent. Sortez de votre rang! Et cela dit au très figuré.

Donc, je ne crois pas me retaper cette émission, j’en ai encore pour quelque temps à guérir les boutons qui me sont poussés… Et en plus, désolé, mais ce qui se passe sur le web me semble beaucoup plus intéressant, enfin, les recoins que je scrute. Et puis, avoir à me taper l’avis des auditeurs de TQS, qui ont pour la plupart de la difficulté à passer d’un mot à l’autre, ce n’est pas quelque chose qui me rend de bonne humeur… je vais travailler ma patience ailleurs.

Soit dit en passant, au niveau des idées, je crois qu’il y a un gros lien à faire avec mon billet précédent.

Psst! Je n’ai même pas fait de jeu de mots avec le terme « poubelle », l’idée de déchets…

(Photo : Fabienne & co - notez que la photo provient de la ville de Québec…)

Une sagesse qui vient de loin

Je me devais de revenir sur un billet, et surtout une discussion, que j’ai eu voilà quelques semaines avec mon ami L’équilibriste.

Cette discussion a eu comme point de départ le sujet d’un de mes billets « Rivière-Ouin… », paru chez Branchez-vous!, où je dressais un parallèle entre la mort violente de Nancy Michaud, attachée politique du ministre Claude Béchard, et notre vision judéo-chrétienne de la Justice, que j’ai illustrée par une citation de Michel Onfray :

Qui accepterait d’un hôpital qu’il enferme un homme ou une femme à qui l’on découvrirait une tumeur au cerveau - pas plus choisie qu’un tropisme pédophilique - dans une cellule, l’exposant à la violence répressive de quelques compagnons de chambre [...] avant de l’abandonner, un quart de son existence, au travail du cancer, sans soin, sans souci, sans thérapie ? Qui ? Réponse : tous ceux qui activent la machine judiciaire et la font fonctionner comme une mécanique trouvée aux portes du Jardin d’Eden sans se demander ce qu’elle est, pourquoi elle se trouve là, de quelle manière elle fonctionne…

[...] Cette collusion entre libre arbitre et préférence volontaire du Mal au Bien qui légitime la responsabilité, donc la culpabilité, donc la punition, suppose le fonctionnement d’une pensée magique ignorant ce que la démarche post-chrétienne de Freud éclaire avec la psychanalyse et d’autres philosophes qui mettent en évidence la puissance des déterminismes inconscients, psychologiques, culturels, sociaux, familiaux, éthologiques, etc.

Donc, ce qu’il en ressort, c’est que la société fonctionne en addition d’individualités — que le concept du libre arbitre vient justifier. La difficulté, c’est que les éléments moralement problématiques sont considérés comme des parias tandis qu’ils devraient seulement donner le signal qu’il y a des problèmes avec la société dans son entièreté, comme l’augmentation des cas de cancers devrait donner le signal qu’il y a un problème exponentiel des pollutions. Cela nous donne une société en constante réparation, a contrario d’une société en prévention.

Ce à quoi mon ami m’a convié, en sortant et me montrant un bouquin sur la culture Kongo, qui se transmet par des proverbes, m’a complètement bouleversé, puisque cela venait confirmer que cette philosophie trouvait sa possibilité et sa source aux confins de l’humanité, étant donné que l’Afrique est notre berceau, nonobstant l’avis du crétinisant créationnisme. Je vais donc tenter de synthétiser cette pensée, au niveau du rapport entre la société et l’individu, de la manière la plus concise possible : un crime est comme un bouton sur le nez de la communauté, le symptôme d’un problème qui trouve sa source ailleurs; il faut alors tout faire afin de le retracer et de le régler, pour ne pas qu’il se répète. Le proverbe Kongo suivant est un bon exemple :

Le poison dans la communauté est le symptôme de sa perte.

(Pour d’autres exemples de proverbes, le billet d’Eric Bondo en est truffé.)

Est-ce que nous sommes proches d’une philosophie de société de la sorte? Non, pas vraiment, et c’est ce qui me peine le plus. Ce qui nous meut aujourd’hui est de ramasser assez d’argent pour parer aux contrecoups de la vie, cette vie où tout est mis en place pour nous détrousser de cet argent durement gagné, ce qui, cette dureté, occasionne aussi des contrecoups…

De contrecoup en contrecoup, ça vibre, ça fait trembler, ça rend nerveux, etc.

(Photo : Antony & cie)

Désamorcer les malentendus…

Vous avez sûrement remarqué à droite, la liste de liens vers des billets de ma blogoliste. En tout cas, il y a une personne qui l’a tellement remarqué cette liste que j’ai eu en prime un déchirage de chemise en règle parce qu’un de ses billets ne s’est pas retrouvé dedans… Ce qui a signé, pour cette personne, unilatéralement, la fin de notre amitié virtuelle, rien de moins!

Le but ici n’est pas de pointer cette personne (mais si elle vient ici se manifester comme étant cette personne, la discussion - possiblement la prise de bec - qui va s’en suivre sera de sa propre faute, cela va de soi), mais bien plutôt d’expliquer à tout le monde comment je vois cette liste, qui est bien sûr beaucoup en lien avec ma blogoliste, que l’on peut consulter bien sûr sur une page dédiée. Il y a parfois aussi des billets qui ne parviennent pas de blogues de ma blogoliste qui y apparaissent, étant donné que j’ajoute de temps en temps de nouveaux blogues à mon agrégateur. Certains d’entre eux se retrouveront assurément dans ma blogoliste prochainement, même si certains la trouvent interminable… Premièrement, je crois que les blogueurs actifs (le masculin étant utilisé ici pour alléger le texte) devraient être privilégiés, donc je préfère avoir sur ma page principale un suivi de nouveaux billets qu’une blogoliste statique.

Avant toute chose, il faut que je spécifie que mon agrégateur me fait parvenir les nouveaux billets d’une base de données d’environ 150 blogues, avec en moyenne une trentaine de billets par jour. Selon le temps que j’ai à ma disposition, mon humeur, mes goûts, je sélectionne les billets que je veux partager, et en plus je n’ai pas le temps de les lire tous… Je n’ai pas de règles bien précises, mais un billet discutant de problèmes de société aura plus de chance de s’y retrouver qu’un billet racontant une anecdote personnelle; un billet original, drôle, cocasse aura plus de chance de s’y retrouver qu’un billet déprimant. Et je ne crois pas avoir besoin d’expliquer ce que veux dire « plus de chance »… Et tout cela, avec dans l’idée que si j’ajoute tous les billets que je reçois, ça fait moins de visibilité pour tout le monde…</